Pourquoi parler à tout le monde de la même façon ne fonctionne plus ?

Par Manon Pomeroy de Timeko

Adapter sa communication

À retenir, en bref 💡

Parler à tout le monde de la même façon ne fonctionne plus, parce que les publics n’ont plus les mêmes usages, les mêmes attentes ni le même rapport aux messages. Adapter sa communication est devenu un levier concret d’efficacité, notamment en RH et en recrutement, où le ton, le canal et le moment font souvent la différence. C’est précisément sur cette logique que s’appuie Timeko, une solution née du terrain, pensée pour aider les professionnels à communiquer de manière plus juste avec leurs candidats et leurs publics. En tenant compte des profils, des parcours et des contextes, Timeko permet de sortir des messages génériques pour recréer des échanges plus humains, plus pertinents et mieux reçus.

Parler à tout le monde de la même façon.
Pendant longtemps, ça a été la norme. Un message bien formulé, un ton “professionnel”, un canal principal… et on diffusait largement.

Et pourtant.

Aujourd’hui, cette approche montre clairement ses limites. Pas parce que les gens seraient devenus plus compliqués ou plus exigeants. Mais parce que leurs attentes, leurs usages et leur rapport à la communication ont profondément évolué. Nous ne recevons plus les messages de manière passive. Nous les trions. Nous les jugeons. Et parfois, nous les rejetons presque instantanément.

Adapter sa communication n’est donc plus un simple levier marketing. C’est devenu une condition pour être compris, entendu, et parfois même toléré. En vrai.

Pourquoi le “one size fits all” ne fonctionne-t-il plus ? À quels profils parlons-nous réellement aujourd’hui ? Comment créer des personas utiles, vivants, actionnables ? Et à quoi ressemble, concrètement, une communication adaptée dans le quotidien des organisations, notamment dans les RH et le recrutement, comme le permet Timeko ?

Pourquoi le « one size fits all » ne marche plus

attirer des talents

Pendant des années, on a cru qu’un bon message était, par nature, universel. S’il était clair, structuré, rationnel, il devait forcément fonctionner. Cette croyance a longtemps rassuré. Elle simplifiait les process. Elle permettait de gagner du temps.

Honnêtement… ce temps est révolu.

Aujourd’hui, nous sommes exposés à une quantité massive de messages. Emails, SMS, notifications, réseaux sociaux, outils internes, plateformes diverses. Notre cerveau a appris à filtrer. À ignorer. À zapper. Et ce filtrage ne se fait pas uniquement sur le fond.

Il se fait sur la forme. Sur le ton. Sur le canal. Sur l’impression générale laissée par le message.

Un message trop générique donne le sentiment de ne pas avoir été pensé pour nous. Et ce sentiment-là est redoutable. Il crée de la distance. Il génère parfois de la défiance. Pire encore, de l’indifférence.

Dans les RH ou le recrutement, c’est particulièrement visible. Envoyer le même message à tous les candidats, quel que soit leur profil, leur parcours ou leur moment de vie, revient à ignorer ce qu’ils sont en train de vivre. Et ça se ressent immédiatement.

 

L’âge ne suffit plus (et n’a jamais vraiment suffi)

On continue souvent à segmenter par générations. Les jeunes d’un côté, les seniors de l’autre. Sur le papier, c’est rassurant. Dans la réalité, c’est beaucoup trop simpliste.

Deux personnes du même âge peuvent avoir des usages digitaux opposés, une relation au travail très différente, et une tolérance au discours institutionnel qui n’a rien à voir. Ce qui fait la différence, ce n’est pas l’âge, mais l’expérience de vie, le contexte professionnel, le rapport à la confiance et au temps.

Chez Timeko, cette réalité est flagrante. Les candidats ne réagissent pas selon leur date de naissance, mais selon leur pression professionnelle, leur historique avec le recrutement, leur besoin de sécurité ou de rapidité. Adapter sa communication devient alors une nécessité, simplement pour obtenir une réponse.

 

Principaux profils : à qui parle-t-on vraiment ?

Avant même de parler de ton, de storytelling ou de formats, il faut accepter une chose : il n’existe pas un public. Il existe des publics. Et souvent, plusieurs au sein d’un même dispositif.

 

Interne, externe… et toutes les nuances entre les deux

On distingue classiquement les publics internes et externes. Dans les faits, les frontières sont floues.

Un dirigeant, un manager, un salarié terrain ne reçoivent pas un message de la même façon. Pourtant, ils sont souvent destinataires des mêmes communications internes, formulées de manière uniforme.

Côté externe, un candidat en recherche active, un candidat passif, un ancien collaborateur ou un partenaire RH n’ont ni les mêmes attentes, ni la même disponibilité mentale. Leur parler de la même façon revient à nier ces différences.

C’est précisément là que l’adaptation prend tout son sens. Des outils comme Timeko permettent de moduler les messages selon le profil, le statut et le moment du parcours. On sort alors de la communication automatique pour revenir à quelque chose de plus humain.

Les critères qui font vraiment la différence

Les critères socio-démographiques restent utiles. Ils donnent un cadre. Mais ils sont rarement suffisants.

Les critères géographiques influencent aussi beaucoup la réception d’un message. Le rapport au travail, à l’autorité, au digital, n’est pas le même partout. Un message pensé pour un public très urbain peut sembler déconnecté ailleurs.

Mais ce sont surtout les critères comportementaux et psychographiques qui transforment réellement l’efficacité d’une communication.
Comment la personne s’informe-t-elle ?
À quel moment est-elle disponible ?
Qu’est-ce qui la rassure ?
Qu’est-ce qui l’agace ?

Dans le recrutement, certains profils veulent aller vite, sans détour. D’autres ont besoin de comprendre, de se projeter, de sentir une relation de confiance. Adapter sa communication, ici, ce n’est pas faire plaisir. C’est simplement être pertinent.

Créer des personas utiles (et vivants)

idée communication équipe

Le persona est souvent mal compris. Trop théorique. Trop figé. Trop éloigné du terrain. Et pourtant, bien utilisé, c’est un outil d’une efficacité redoutable.

 

Du segment abstrait à la personne réelle

Un persona commence toujours par un segment clair. Mais il ne s’arrête pas là.

Il faut lui donner un prénom, un contexte, un quotidien. Imaginer ses contraintes, ses priorités, ses irritants. Ce qu’il attend vraiment d’un message, au-delà de l’information brute.

Chez Timeko, un recruteur en agence d’intérim, un DRH de PME et un responsable RH de grand groupe ne vivent pas les mêmes réalités. Les regrouper sous une seule cible “RH” n’a aucun sens opérationnel.

Le persona permet justement de sortir de cette approximation.

 

S’appuyer sur le réel, pas sur des hypothèses

Les personas les plus justes naissent rarement d’un exercice purement théorique. Ils émergent de conversations, de retours terrain, d’observations parfois très simples.

Ce que les gens disent quand ils ne sont pas en réunion. Ce qu’ils trouvent compliqué. Ce qu’ils repoussent. Ce qu’ils apprécient quand un message est clair, humain, bien formulé.

Dans le recrutement, beaucoup de candidats expriment une fatigue face aux messages impersonnels. Ils ne demandent pas plus de promesses. Ils demandent plus de considération.

 

Rendre le persona actionnable

Un persona n’est pas un livrable figé. C’est un outil de décision.

Il doit aider à choisir le bon canal, le bon moment, le bon niveau de langage. Il doit presque servir de filtre : “Est-ce que ce message lui parlerait vraiment ?”

Chez Timeko, cette logique est intégrée directement dans la manière de penser la communication candidat. On ne parle pas de la même façon à un candidat au premier contact qu’à un candidat déjà engagé dans le processus. Et cette nuance change profondément la relation.

Exemples concrets : quand adapter sa communication change tout

relations collaborateurs

Parce que la théorie, c’est bien. Mais la pratique, c’est encore mieux.

 

SMS / WhatsApp : la proximité maîtrisée

Le SMS est un canal puissant. Mais délicat.

Un message trop familier peut mettre mal à l’aise. Trop froid, il paraît automatisé. Tout est question d’équilibre.

Dans les usages observés avec Timeko, adapter les messages selon le profil du candidat augmente nettement les taux de réponse. Un candidat pressé appréciera un message court et direct. Un autre sera plus sensible à une formulation rassurante, contextualisée.

Même canal. Deux tonalités. Deux réactions très différentes.

 

Objectif : relancer un candidat après un premier contact

 

Cible 1 : candidat jeune actif, à l’aise avec le digital, en recherche active

Ton : direct, simple, rapide, peu de formalisme

Bonjour Camille,
suite à votre candidature, nous avons bien reçu votre profil 👍
Le poste peut-il toujours vous intéresser ?
Si oui, dites-nous quand vous seriez dispo pour un échange rapide.

Ici, le message va droit au but. Les phrases sont courtes. Le ton est fluide, presque conversationnel. On respecte le rythme de la personne et on lui laisse une porte de sortie claire.

 

Cible 2 : candidat expérimenté, profil senior, attentif au cadre

Ton : plus posé, rassurant, structuré

Bonjour Madame Martin,
nous revenons vers vous suite à notre premier échange concernant le poste évoqué.
Souhaitez-vous que nous poursuivions la discussion à ce sujet ?
Nous restons à votre disposition pour convenir d’un échange.

Même canal, mais formulation très différente. Ici, on installe un cadre, on marque le respect, on évite toute familiarité. Le message rassure plus qu’il ne sollicite.

 

Cible 3 : candidat passif, déjà en poste

Ton : respectueux, non intrusif, valorisant

Bonjour Thomas,
nous nous permettons de revenir vers vous après notre message précédent.
Sans urgence de votre côté, seriez-vous ouvert à un échange pour en savoir plus sur l’opportunité évoquée ?

Ici, on montre qu’on respecte le temps et la situation de la personne. Le message ne crée pas de pression. Il ouvre une discussion, sans l’imposer.

 

Même message, intention identique… mais formulation différente

Intention commune : proposer un rendez-vous

Pour un public pressé :
“Seriez-vous disponible pour un échange rapide cette semaine ?”Pour un public plus prudent :
“Souhaitez-vous que nous convenions d’un échange à un moment qui vous conviendrait ?”

Pour un public très sollicité :

“Si le sujet vous intéresse, nous restons disponibles pour en discuter à votre convenance.”

La différence peut sembler subtile. En pratique, elle change complètement la perception du message.

 

Email : un canal sous-estimé

L’email souffre d’une mauvaise image, souvent méritée. Trop long. Trop dense. Trop standardisé.

Et pourtant, bien utilisé, il reste extrêmement efficace. À condition d’adapter sa communication.

Un recruteur, un candidat, un manager n’attendent pas la même chose d’un email. Adapter le rythme, le ton, la structure transforme complètement la perception du message. Et parfois même la relation.

 

Objectif : proposer un premier échange de recrutement

 

Cible 1 : jeune diplômé / début de carrière

Ton : encourageant, accessible, pédagogique

Objet : Échange autour de votre candidature

Bonjour Léa,

Nous avons pris le temps d’étudier votre candidature et votre parcours a retenu notre attention.
Le poste que nous proposons pourrait correspondre à votre profil et à vos attentes actuelles.

Si vous êtes d’accord, nous vous proposons un premier échange afin de vous présenter le contexte, les missions et répondre à vos questions.

N’hésitez pas à nous indiquer vos disponibilités.

Bien cordialement,

On prend le temps d’expliquer. On rassure. On anticipe les questions. Le message accompagne.

 

Cible 2 : candidat confirmé / cadre

Ton : synthétique, professionnel, orienté échange d’égal à égal

Objet : Proposition d’échange – opportunité professionnelle

Bonjour Monsieur Dupont,

Votre parcours a retenu notre attention dans le cadre d’une opportunité actuellement ouverte.
Nous souhaiterions vous proposer un échange afin de vous présenter le contexte et recueillir votre point de vue.

Si cela vous convient, pourriez-vous nous indiquer vos disponibilités dans les prochains jours ?

Cordialement,

Ici, on ne “vend” pas trop. On propose. On respecte l’expertise du candidat. Le message est court, maîtrisé, sans sur-promesse.

 

Cible 3 : candidat senior, sensible à la relation et à la confiance

Ton : posé, explicite, sécurisant

Objet : Suite à notre prise de contact

Bonjour Madame Leroy,

Nous faisons suite à notre premier contact afin de vous confirmer notre intérêt pour votre parcours.
Le poste évoqué s’inscrit dans un environnement stable, avec une attention particulière portée à l’accompagnement et à la prise de fonction.

Si vous le souhaitez, nous pourrions convenir d’un échange afin d’en discuter plus en détail.

Bien cordialement,

On insiste ici sur la stabilité, l’accompagnement, le cadre. Des éléments souvent décisifs pour ce type de profil.

 

Réseaux sociaux : le ton avant tout

Sur les réseaux sociaux, le fond ne suffit jamais. Le ton est déterminant.

Un message trop institutionnel passe inaperçu. Un message trop marketing crée de la distance. À l’inverse, un ton incarné, parfois imparfait, crée de l’engagement.

C’est aussi pour cela que Timeko communique sur les réalités du terrain RH et recrutement, pas seulement sur ses fonctionnalités. Les tensions, les paradoxes, les difficultés quotidiennes. Parce que c’est là que les publics se reconnaissent.

 

Objectif commun

  • Parler de la difficulté à recruter / engager aujourd’hui
  • Créer de l’identification
  • Générer de la réaction (like, commentaire, partage)

 

1. LinkedIn – cible : recruteurs / RH expérimentés

Ton : professionnel, incarné, lucide, sans excès de jargon

Recruter aujourd’hui, ce n’est plus seulement diffuser une offre et attendre.

Les candidats sont sollicités, pressés, parfois méfiants.
Ils lisent les messages en diagonale… quand ils les lisent.

Alors la question n’est plus seulement quoi dire,
mais comment et à qui on le dit.

Adapter sa communication n’est plus un confort.
C’est souvent ce qui fait la différence entre un message lu… et un message ignoré.

 

Pourquoi ça fonctionne
On parle d’un vécu partagé. Le ton est posé, crédible, sans promesse excessive. On valorise l’expertise du lecteur.

 

2. LinkedIn – cible : managers / dirigeants

Ton : stratégique, orienté impact, prise de hauteur

Beaucoup d’entreprises pensent encore que leurs messages ne fonctionnent pas “par manque d’attractivité”.

En réalité, le problème est souvent ailleurs.

Parler à tout le monde de la même façon, dans un contexte saturé de sollicitations, réduit mécaniquement l’impact.

Adapter sa communication, c’est accepter de sortir du message unique pour gagner en efficacité réelle.
Pas plus de bruit. Plus de justesse.

 

Pourquoi ça fonctionne
On adopte un ton de réflexion. On parle décision, efficacité, posture. On évite le jargon RH.

 

3. LinkedIn – cible : candidats / actifs en veille

Ton : humain, empathique, rassurant

Recevoir un message de recrutement qui semble copié-collé…

Ça donne rarement envie de répondre.

À l’inverse, quand on sent qu’un message a été pensé pour nous,
même sans promesse extraordinaire,
on prend souvent le temps de répondre.

La différence tient parfois à quelques mots.
Et à beaucoup d’attention.

 

Pourquoi ça fonctionne
On se place du côté du candidat. On décrit une émotion vécue. Le message crée de l’identification.

 

4. Instagram – cible : jeunes actifs / juniors

Ton : léger, direct, conversationnel

“Bonjour,
Suite à l’étude de votre candidature…”

👉 vu

Et si on arrêtait de parler aux candidats comme à des dossiers ?

Adapter sa communication, c’est aussi ça :
parler à des personnes, pas à des CV.

 

Pourquoi ça fonctionne
Format court, punchline, rythme rapide. Le message se lit en quelques secondes. Parfait pour le scroll.

 

5. Instagram – cible : grand public / marque employeur

Ton : narratif, authentique, émotionnel

Hier, un candidat nous a répondu :
“Merci pour votre message. On sent que ce n’est pas automatique.”

Rien d’extraordinaire.
Pas de promesse démesurée.
Juste un message adapté, au bon moment.

Comme quoi, la communication la plus efficace est souvent la plus humaine.

 

Pourquoi ça fonctionne
On raconte une micro-histoire. On montre un effet réel. Le ton est sincère, sans posture commerciale.

 

Ce qu’on voit très clairement

Sur les réseaux sociaux, le fond peut rester le même, mais :

  • le rythme change
  • le niveau de langage change
  • le degré de proximité change
  • la manière d’interpeller change

Adapter sa communication, ici, ce n’est pas “faire plus”.
C’est parler juste, au bon endroit, au bon public.

Les erreurs que l’on continue pourtant à faire

idée communication équipe

Même convaincus, nous retombons souvent dans de vieux réflexes. Par manque de temps. Par peur de mal faire. Par souci de cohérence mal comprise.

On lisse. On neutralise. On enlève ce qui dépasse. Résultat : un message propre, mais sans relief.

Dans le recrutement, un message perçu comme froid ou automatique peut suffire à faire décrocher un candidat pourtant intéressé. Pas à cause du poste. À cause de la relation.

 

Ce que change vraiment l’adaptation

Quand on adapte sa communication, les effets ne sont pas toujours spectaculaires immédiatement. Mais ils sont profonds.

Les échanges deviennent plus fluides. Les incompréhensions diminuent. Les retours sont plus qualitatifs. Et surtout, le climat relationnel change.

Chez Timeko, beaucoup de recruteurs constatent que les candidats répondent davantage quand ils sentent qu’on s’adresse réellement à eux. Pas à une base de données. Pas à un profil générique. À eux, ici et maintenant.

 

Adapter sans perdre son identité

Adapter sa communication ne signifie pas perdre sa cohérence. Au contraire.

Une identité forte n’est pas rigide. Elle sait s’exprimer avec nuance. Avec intelligence. Avec sens du contexte.

Même intention. Différentes formes.

 

Accepter que la communication soit vivante

Peut-être que le vrai changement est là.

Accepter que la communication ne soit pas figée. Qu’elle s’ajuste. Qu’elle évolue. Qu’elle se teste. Observer les réactions. Écouter les silences. Ajuster.

Adapter sa communication, ce n’est pas chercher la perfection. C’est chercher la justesse.

Parler à tout le monde de la même façon, c’est confortable.
Parler à chacun comme il peut être entendu, c’est plus exigeant.

Mais c’est aussi là que la communication retrouve son sens.

Finalement, parler à tout le monde de la même façon, ce n’est pas une erreur morale. C’est surtout un réflexe hérité d’une époque où les canaux étaient rares, les publics plus homogènes, et les interactions moins nombreuses.

Aujourd’hui, nous évoluons dans un environnement saturé de messages, où chaque mot, chaque ton, chaque support est immédiatement interprété. Et dans ce contexte, adapter sa communication n’est pas une sophistication inutile. C’est une manière de montrer que l’on a compris à qui l’on s’adresse. Que l’on respecte son temps, son attention, son vécu.

Ce n’est pas toujours confortable. Ça demande d’observer, d’écouter, parfois de se tromper. D’accepter aussi que tout ne fonctionne pas pareil pour tout le monde. Mais c’est précisément ce qui rend la communication plus juste, plus vivante, plus humaine.

Parce qu’au fond, communiquer, ce n’est pas diffuser un message bien formulé. C’est tenter une rencontre. Et une rencontre, ça ne se fait jamais en parlant dans le vide.